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DANS LES MUSÉES

Commode – Époque Louis XVI


Commode à encoignures, en laque du Japon,

placage d’ébène et bois de rose, ouvrant par un vantail, ornée de bronzes ciselés et dorés.
Dessus en marbre griotte rouge.
Estampille de Martin Carlin. Circa 1775-1780

Don de M. et Mme René Grog-Carven.
Musée du Louvre, Paris.

Commode à encoignures, en laque du Japon, placage d’ébène et bois de rose, ouvrant par un vantail, ornée de bronzes ciselés et dorés. Dessus en marbre griotte rouge.
Commode Louis XVI, Martin Carlin. Musee du Louvre

Martin Carlin est l’un des plus grands ébénistes de son temps.

Il réalise principalement des meubles dans le style Louis XVI à l’image de cette belle commode en laque du Japon. Il évolue dans l’élite des ébénistes de son époque en épousant la sœur d’Oeben et en devenant un proche de RVLC (Roger Vandercruse dit Lacroix). Sa clientèle se compose principalement de la noblesse de sang royal mais également de l’aristocratie et des femmes en vue : il reçoit des commandes autant de Marie-Antoinette, Madame Adélaïde que de Madame du Barry et de la comédienne Marie-Joseph Laguerre.

Carlin réalise peu de pièces en marqueterie, concentrant sa production sur les meubles précieux ornés de porcelaines de Sèvres ou de panneaux de laque comme la présente commode.

Il place ici la laque dans des encadrements polylobés. Il évide les côtés de la commode afin de créer deux encoignures qui permettent d’alléger la silhouette du meuble. Il réalise également un très beau travail sur les bronzes qui prennent la forme de baguettes d’encadrement, de galeries, de bagues et de ceinture. Cette dernière est particulièrement travaillée, représentant une frise de feuilles d’acanthe déployées.

Rompant avec les lignes droites, Carlin réussit à conférer du mouvement à la commode grâce notamment à l’étonnant tablier en laque et aux encoignures ouvertes qui lui donnent toute son originalité.